Calendrier des prochains bivouacs :

du 24 AU 25 jUIN 2017 HUTTE DE SUDATION 2 jours

du 24 AU 28 JUILLET bivouac "Découverte" 5 jours
du 4 au 9 AOÛT bivouac "Natcham" 6 jours

Temoignage Video
   
   

Livres

La quête de l'écologie sacrée

"La Quête de l'Écologie Sacrée" propose une relation à la nature innovante et audacieuse, sur les traces des stages des Sentiers du Bivouac
(de Wyngalian), disponible sur le site de "The Book Edition"

"Je suis un Natcham", dans le prolongement de la Quête de l'Écologie Sacrée, Wyngalian présente l'art de vivre en "Natcham" pour un retour à une vie sauvage, libre et créative dans la nature.

Salons - Conférences

Retrouvez nous sur le salon "Bio Harmonie" de Montpellier du 5 au 7 Décembre 2014 avec une conférence sur le thème de l'Écologie Sacrée

Salon Bio Harmonies

 

Presse

Couvertures Soleil Levant

Huttes de sudation - Sweat-Lodges

J'organise aussi des Sweat Lodges (voir comptes-rendus sur le Blog).
Hérité de la tradition amérindienne, la hutte de sudation (Sweat Lodge) est un merveilleux outil de purification et de communion en pleine nature.
On pratique un trou assez profond au coeur d'une hutte de branchage, construite sur place et surmontée d'une bâche, puis on y introduit des pierres chauffées jusqu'à l'incandescence qu'on arrose avec un peu d'eau. L'effet est comparable à un sauna très humide et surpuissant.
Une sweat comporte 4 phases, initialement dédiées selon le rite Inipi aux 4 éléments. Ce sont les "portes". À l'issue de la quatrième, on arrose les participants dans la rivière à coup de seaux d'eau bien fraîche. 
Les bénéfices d'une sweat lodge sont nombreux, tant sur le plan physique que sur le plan psychique.

Wingalian entourré de deux personnes         Branchages pour feu

... Mais une "sweat lodge" (hutte de sudation) pour ce qui me concerne, c'est avant tout un grand moment de plaisir, de bien-être et de douceur...

C'est comme plonger dans un grand chaudron de résurrection (si cher aux celtes) dont je sortirai régénéré, lavé, purifié, allégé sur tous les plans.

Mon corps tout d'abord aime profondément cette sensation irracontable. Tout est chaud, enveloppant, velouté et presque voluptueux. Mes cellules chantent, boivent les flux de chaleur moite comme le bébé tête le sein de sa mère.

Car dans cette pénombre bienfaisante tout évoque l'utérus et les heures heureuses de notre gestation, entre rêves et murmures au seuil des deux mondes...

Une hutte, c'est maternel. C'est rassurant. De porte en porte (les différentes phases d'une hutte) tout le parasite s'efface, semble se dissoudre, et me laisse en paix avec moi-même. Ici le temps s'évanouit, on écoute, on s'écoute, et parfois aussi on écoute l'autre qui se livre dans le doux feu du secret, dans cette intimité spontanée de l'être qui nous abandonne en toute confiance les uns aux autres.

Plus la hutte se prolonge, plus mon corps lâche prise. Je lâche prise aussi avec lui et part avec délice dans un vertige incontrôlable. Une flamme invisible plonge au plus profond de mes fibres avec l'incandescence de la hutte, au seuil d'une forme de bien-être corporel délivrant ses alchimies denses et intimes. C'est fort, c'est puissant et pur, comme une lame de fond ignée irrésistible qui s'élève et brûle toutes mes impuretés à chaque salve, et les jets de vapeur s'élèvent dans des senteurs de sauge et de lavande avec une exigence muette et impérieuse. Une voix sourde s'élève dans les ténèbres, une présence issue de terre qui me rappelle à moi-même et à l'essentiel. Ici, plus d'artifice, plus de masque, tout est à vif, cru et magnifique.

Wingalian au tambour

Les corps nus ruissellants baignent maintenant comme dans un athanor dans le brasier partagé. Dehors, le feu crépite encore et projette quelques rares lueurs sur les parois de la hutte de branchage. La nuit nous berce, et le hibou nous couve de son long hullulement plaintif. La lune se lève et la rivière semble chanter sous les étoiles. Dans la hutte, chacun soutient ses propres efforts par des petits cris, des gémissements, des prières, ou un silence éloquent. Dans cet apparent désorde en réalité tout est parfaitement à sa place, et nous accouchons tous d'une part de nous-même. La tête nous tourne, tout chavire et pourtant nous n'avons jamais été si proches de toucher au port.

Chaque hutte comporte sa part de mystère, et quand nous émergeons comme d'un rêve, en titubant légèrement, hors de la hutte, nous portons en nous l'écho d'une expérience sans équivalent et que les mots ne pourrons traduire.

Le plongeon dans la rivière, ressuscitant, nous ramène par la douce fulgurance de l'eau au monde environnant.

Pour ma part, c'est une heure d'ivresse pleine. Nous revenons près du feu, allongés à terre et contemplant les étoiles dans une plénitude euphorique. Les regards se croisent, et les sourires naissent spontanément. Tout est tranquille, paisible, abandonné à la contemplation et à la quiétude d'une profonde complicité née au coeur de la hutte. Nous partageons avec un certain délice notre chaude appartenance à une famille humaine qui n'a pas tout oublié. Comme si, perdus au coeur du monde, nous nous retrouvions désormais à la croisée de nos naissances et renaissances successives dans ce coin de nature providentiel, entre tambour et bonne soupe chaude qui nous attend à notre retour au campement...