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La quête de l'écologie sacrée

"La Quête de l'Écologie Sacrée" propose une relation à la nature innovante et audacieuse, sur les traces des stages des Sentiers du Bivouac
(de Wyngalian), disponible sur le site de "The Book Edition"

 

"Je suis un Natcham", dans le prolongement de la Quête de l'Écologie Sacrée, Wyngalian présente l'art de vivre en "Natcham" pour un retour à une vie sauvage, libre et créative dans la nature.

Salons - Conférences

Retrouvez nous sur le salon "Bio Harmonie" de Montpellier du 5 au 7 Décembre 2014 avec une conférence sur le thème de l'Écologie Sacrée

Salon Bio Harmonies

 

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Couvertures Soleil Levant

Je suis un...Natcham !

(...Un privilège de milliardaire !)

Natcham

Le chamanisme se développe depuis quelques années avec une force qui ne trompe pas. Un besoin profond de reconnection avec notre nature spirituelle se fait sentir, au-delà des dogmes et des religions, et le chamanisme, par son efficacité directe (qui passe aussi par un travail avec le corps) comble un vide béant pour soigner, ressourcer, réharmoniser en ouvrant des portes sur soi-même et l'univers qui nous entoure...

Néanmoins, même si mon lien avec l'âme amérindienne est viscéral et si je revendique également un lien indéfectible avec la culture et la spiritualité celtique dont je me sens héritier (cf mon ouvrage "Le Celte Errant"), ma relation fusionnelle et mystique avec la nature (imprégnée de chamanisme) m'a amené vers des rivages relativement inexplorés, ouvrant sur un espace hors sentiers battus qui mériterait peut-être de créer un mot spécifique.

Cela correspond à un élan spontané en tout premier lieu. Un élan d'amour, un besoin de communier et de célébrer la puissance de la nature en toute liberté et en toute conscience. C'est un art de l'ouverture, permettant de glisser presque insensiblement de notre état de conscience humain, avec son mental, vers un accueil instinctif, empirique, sensoriel des magies de la nature. 

J'ai déjà donné un nom générique dans mon dernier ouvrage La Quête de l'Écologie Sacrée à cette démarche, mais je ressens la nécessité d'un mot davantage calqué intrinsèquement à la vibration qui m'imprègne dans ces moments si particuliers (le mot "écologie" étant fort connoté), qui m'ouvrent les portes secrètes du royaume de la Nature.

Valerian en train de jouer du tambour dans la rivière

Par l'attention subtile accordée à la Nature, à l'affût des présences invisibles dans une quête de transcendances douces, et par l'importance accordée au pouvoir du tambour, de la danse et du chant ainsi qu'à nos relations conscientes avec le monde invisible de la Nature, nous nous apparentons au Chamanisme. Par notre besoin de liberté et d'immersion totale dans la Nature, nous avons un point commun avec le Naturisme. Mais, surtout, offerts au pouvoir de la Nature, comme des enfants aimants et respectueux, nous célébrons la Nature et le pouvoir de profonde Bienfaisance qu'elle exerce sur nous.

Cette approche, issue de l'Écologie Sacrée, mérite donc à mon sens un nom, quelque chose de plus défini qui aura le mérite de donner une identité démarquée du Chamanisme.

Ce nom, qui est la contraction de Nature avec Chamanisme, le voici : NAT-CHAM ou NATCHAM.

Être Natcham, c'est vivre pleinement sa relation avec la nature. C'est vivre en résonance à l'appel de la Nature dans une quête audacieuse, instinctive, faisant appel à notre chaman intérieur.

Natcham

C'est, surtout, communier avec la création, avec la Nature, de tout son coeur et de tout son esprit, dans un esprit de candeur et d'humilité. Il s'agit aussi de respecter certaines règles de base, telles que le respect de son propre corps, le respect des animaux (donc être non-fumeur et végétarien me semble cohérent), le respect d'autrui, l'écologie relationnelle avec un idéal d'harmonie et de fraternité entre les êtres.

Ce sont des sésames permettant d'être beaucoup plus aisément reconnu, accepté et apprécié par les intelligences vivantes qui peuplent la Nature. À mon sens cette démarche est aussi une école de la beauté de la Nature, en écho aux écoles Orphiques de l'antiquité dont nous sommes peut-être les lointains héritiers...

Dans le chaos du monde moderne, être Natcham est un acte fort, une revendication paisible pour un monde meilleur travaillant en totale harmonie avec la Nature... 

Natcham

...Un privilège de milliardaire :

nature sauvage

Les premiers pas me procurent une telle émotion, chaque année, invariablement. J'ai toujours cette sensation de vivre un privilège de milliardaire...

Je retrouve dès les premiers rayons du soleil l'immense domaine en pleine nature qui nous offre le cadre pour vivre l'aventure sans cesse renouvelée des Sentiers du Bivouac, dans les Alpes de Haute Provence.

J’ai l’impression de rentrer à la maison.

L’hiver m'a paru long, aussi les retrouvailles n’en sont que plus intenses.

Natcham

La forêt m’attend, la rivière qui coule en contrebas m’accueille dans un doux grondement joyeux, fière de sa puissance. Une brise chargée de messages me caresse le visage et m’enveloppe comme dans un appel.

Pour un peu, ne serait-ce mon sac à dos bien chargé et mon attirail d’officiant de la nature – tambour, bâton - je m’élancerai en courant comme un fou, saluant la foule muette.

Pourtant j’opte pour la marche douce, attentive,  exultant en silence. Je pénètre dans le sanctuaire.

Me voici de retour, dans cette forêt domaniale et ses vallons, sa rivière, ses canyons.

La rivière des Sentiers du Bivouac

C’est la première de l’année, confidentielle, secrète. J’aime cette intimité, qui est aussi une préparation pour la suite. Je viens en messager, en ambassadeur.

Les sous bois

Mes pieds foulent le sable encore vierge de toute trace humaine. Les crues ont remodelé le lit de sable de la berge, mais je retrouve malgré tout la trace du sentier sans effort. Les sous-bois sont denses autour de moi, et il me semble distinguer des murmures prometteurs. J’aperçois enfin la rivière, le cœur battant comme pour un rendez-vous amoureux. Un immense éclat de lumière parcourt le cirque rocheux et les cimes des arbres se mettent à chanter. Pénétrant dans la nef, je m’engage dans une cathédrale invisible.

La riviere

J’éprouve un vertige bienfaisant. Je m’incline au premier seuil invisible, gardé par un vieux grand-père rocher qui en sait déjà peut-être davantage sur moi que ma propre mère. Je le salue, puis l’embrasse comme un vieil ami. Je me sens entouré, attendu, aimé.

Mon cœur est empli d’une gratitude sincère et je marche dans une ivresse de printemps qui gonfle mes veines. La nature est un véritable miracle. La vie déborde, exulte, et me gagne. Lorsqu’après  une bonne demi-heure de marche j’arrive enfin au campement dans une fébrilité impatiente, il me semble renaître comme un oisillon qui brise sa coquille. Ici, l’espace de quelques nuits et de quelques jours je me sens enfin libre, réinvesti dans ma véritable dimension d’être humain en communion avec la nature.

L'éveil

L’amphithéâtre de verdure, la forêt, le banc de sable, les collines et les rochers, tous me saluent dans leur langage, haut et clair à cette heure en direction du soleil et du vent. 

Le premier bivouac du soir est un rendez-vous puissant et magique avec l’esprit des lieux. Je chante et communie, porté par le feu et les étoiles. La nuit est une douce présence par elle-même, et semble rassembler toutes les priorités de mon être au coeur de l’athanor végétal qui m’entoure. En écho aux ombres apaisantes je me confie à la nuit, parlant aux esprits comme à de vieux amis. C’est un art délicat. Il s’agit de s’accorder au vol nocturne du hibou, d’attirer la sympathie du vent, ou du silence qui s’établit soudainement et semble fixer toute l’attention de la forêt sur ma prière.

Lorsque je plonge dans le sommeil à la fin de la soirée je me sens observé avec bienveillance. Je sens aussi la présence du temple, de l’autre côté de la rivière, comme un vieux druide qui veille sur moi.

Je me réveille le matin avec une sensation de liberté. Mon seul devoir consiste à relancer le feu et à honorer les lieux. Ou les dieux.

Premier grand privilège, au lever, la rivière s’offre à moi et je m’offre à elle, amoureusement. C’est une communion crue, directe, libératrice. Saluant à la fois la rivière et les cieux, les collines, le massif forestier qui s’étale à perte de vue, je scelle un accord intime avec la nature. Je me sens entendu, et aussitôt des picotements délicieux me parcourent, de la tête aux pieds. J’utilise des mots, parfois une prière, ou simplement un son, un borborygme, un cri de nouveau-né.

La baignade

 Plonger dans l’onde est à chaque fois un authentique baptême.

L’eau fraîche se jette sur moi sans ménagement et me secoue de fond en comble dans un vertige délicieux. C’est pur, lumineux, fort, régénérant. Cela semble aussi puissant que si j’avais plongé dans le chaudron de Keridwen afin d’être ressuscité. Un feu me gagne, me pénètre, mon corps exulte au contact du langage secret de la nature bien mieux que je ne saurais le faire avec mon simple mental. Ici tout est immédiat, fulgurant, enchanteur par la grâce de l’instant présent. 

Homme dans la cascade

Je ressors de l’eau sans doute un peu transfiguré, euphorique avec mes capteurs sensoriels décuplés.

Me voici comme un animal libre, sans pensées, fluide comme l’onde qui vient de m’étreindre.

Je goûte cette saveur comme un privilège immense. Je me sens riche, comblé, nanti des cieux dans mon dépouillement magnifique, nu et ruisselant. Je n’aspire à rien d’autre. Tout est là. Tout autre désir me paraît vain. Je suis avide de nature, empli de cette abondance magnétique et ignée issue de ce que les anciens nommaient « la Vouivre ».

La journée s’annonce avec des airs de fête. Tout ce qui m’attend est un énorme festin, une célébration gourmande baignée par les quatre éléments, feu, eau, ciel et terre.

gorges

Puis j’honore de nombreux rendez-vous : arbres, ruisseaux, rochers, sentiers, sommets...Présences, frémissements, appels du large, la saison des Sentiers du Bivouac se prépare ainsi dans une douce euphorie...Je pense à mes futurs compagnons et à tout ce que le lieu va nous offrir, dévoiler, révéler, en accompagnant la co-création de notre éphémère tribu.

Nous partons à chaque fois de zéro, personne ne se connaît d'avance, mais la nature, elle, nous connaît déjà. Chacun est à sa place ici. 

Je nous sens attendus, comme toujours. Je suis même un peu excité, comme un enfant, avide de commencer l'aventure. Il y a foule autour de nous, des magies discrètes préparent le terrain. Une multitude de lieux et d'immenses possibilités pour chacun de nous.

canyon

Je ne sais encore quel arbre, quel bois, quel canyon nous réserve des surprises. L'abondance est partout, et l'initiation qui nous est proposée ici est tellement simple : savoir accueillir, remercier et profiter à pleins poumons de cette richesse qui nous est offerte à profusion dans la nature.

fleurs du sentier

Un brin d'herbe, une fleur, l'éclat scintillant d'un rayon de soleil plongeant dans l'onde du ruisseau, un parfum d'arbre et de mousse, un oiseau dans le ciel, tant de sésames s'offrent à nous pour pénétrer plus en avant dans les arcanes de la nature. Des clefs, partout, des trésors nous parlent, nous frôlent et nous caressent, espérant provoquer en nous cet imperceptible basculement de conscience qui ouvre grandes les portes du royaumes de la nature.

Les amoureux de la nature sont les véritables milliardaires du genre humain. Pour moi, rien n'égale la puissance et la profusion de richesses qui est ici, partout, à la disposition des êtres qui sauront ouvrir les portes de leur temple intérieur...